Il marche dans ses rêves
Tranquillement
Perdu dans ses fantasmes
Comme un enfant
Comme s’il n’y avait
Plus d’après
Comme s’il n’y avait
Pas d’avant
Il sourit aux anges
A la vie
Au vent
Et pourtant
Un désespoir latent
L’attend
Au tournant
Coté jardin
Du vert
Des arbres
Et de la boue
Mais rien
Coté béton
Des routes et des maisons
Avec des gens dedans
Mais le néant
Quelles promesses
Dans ce chaos
Il marche et ne sait pas
Pourquoi
Il a froid
Il marche
Même s’il a le cœur gros
Il a peur
Envie de protéger sa vie
Dans de la laine épaisse
Dans un jour
Dans un mois
Il présentera ce visage
Que les bonheurs éphémères rident
Quand la vie file
Et que défilent les pages
Du grand éphéméride
Il avance
Sur son bout de chemin
Sur son laps de temps
Prisonnier
Il avance
Il sort de sa cage
Il parcoure sa page
Sans angoisse
Sans penser
Parce qu’il sait
Il peut rencontrer
Il sait
A tout moment
Le mot « fin »
Car la mort
Plus tard
Plus tôt
Dans un moment